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Conseil National des Femmes de Madagascar: Contre la violence dans le Sud

 27/10/2012

Le Conseil National des Femmes de Madagascar ou CNFM est contre la violence qui sévit le sud de Madagascar. « En effet, 53% des Malgaches sont des femmes, et les femmes malgaches dans le sud endurent encore des violences morales. Les dahalo brûlent tout sur leur passage. Pour les femmes, surtout les mères de famille, ces faits ne se passent pas inaperçus. Les femmes sont plus soucieuses de l’avenir de leurs enfants plus que les hommes. Pourtant presque toutes les écoles primaires dans le sud ont été brûlées », déclare Norosoa Ravaozanany, présidente du CNFM.

« La sécurité dans cette partie de Madagascar devrait être rétablie au plus vite. Une aide d’urgence reste la seule solution pour les femmes qui restent souvent les premières responsables des enfants, de la famille. Nous demandons à l’Etat à mettre en place un Comité ad hoc de haut niveau, dont la moitié des membres seront des femmes, pour prendre les décisions appropriées pour le rétablissement de la paix et de la sécurité dans les régions du Sud, et pour en assurer le suivi et le contrôle de leur exécution ». Les femmes sont toujours les premières victimes dès qu’on parle d’insécurité. Ces violences laissent parfois des séquelles. Pourtant, elles ne bénéficient même pas de soutient psychologique. Faut-il rappeler que les femmes dans les brousses sont obligées de parcourir des kilomètres pour rejoindre le centre hospitalier le plus proche lors de leur accouchement ? Les hôpitaux les plus proches se trouvent souvent en ville, ce qui explique aussi le taux de mortalité infantile élevé à Madagascar. En effet, six enfants par heure meurent avant d’atteindre leur cinquième anniversaire et dix femmes par jour meurent pour des complications liées à la grossesse et à l’accouchement (source http://www.afro.who.int/fr/madagascar/press-materials/item/4545-madagascar-c%C3%A9l%C3%A8bre-la-semaine-mondiale-de-la-vaccination.html). Pour les femmes dans le sud, chaque jour qui se lève est un parcours du combattant. Un combat pour sa survie et celle de son enfant. Le CNFM n’a pas oublié de décrire les missions du Comité ad hoc qui devrait être prochainement mis en place, c’est de veiller à ce que les opérations menées pour rétablir la sécurité ne soient pas synonymes de règlement de compte, de pillage ou de violence contre la population civile, en particulier les femmes. Le dernier mais qui n’est pas le moindre, c’est d’assurer que les commanditaires et les auteurs d’actes criminels, de viols ou d’incendie volontaire, soient traduits en justice.

Hade’nah
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