Les femmes doivent s’investir

articleDes candidat(e)s à l’élection présidentielle et des candidates potentielles aux législa­tives et communales ont répondu présent à cet atelier d’échange
La participation des femmes à la politique reste moindre. Du chemin reste à parcourir pour atteindre la campagne 50/50 d’ici 2015.
Promouvoir la candidature féminine aux élections. Le Conseil national des femmes de Madagascar (CNFM), en partenariat avec EISA (Electoral Institute of Sustainable Democracy in Africa) tiennent, depuis hier, à l’hôtel le Louvre à Antaninarenina, un atelier d’échanges entre les partis politiques et les femmes potentiellement candidates aux élections législatives. La rencontre met l’accent sur le rôle des partis politiques et les enjeux de l’appartenance à une organisation politique. « Il est important qu’une femme prétendant à être candidate aux législatives et aux communales soit membre d’un parti politique. Ceci est la première porte pour la participation des femmes en politique. Chez nous, beaucoup de candidates potentielles à ces élections sont indépendantes », souligne Tania Rajaonarisoa, de l’EISA.
À Madagascar, seuls 4% des maires sont des femmes alors qu’à l’île Maurice, elles occupent 30,2% des mairies. Les raisons culturelles, sociales, économiques,…demeurent les obstacles de la femme à participer à la prise de décision politique. « Notre objectif est de permettre aux partis politiques de convaincre les femmes d’adhérer à leur structure, et de donner aux femmes l’occasion de prouver qu’elles ont de la volonté et de la compétence », ajoute Noro Ravao­zanany, présidente du CNFM.
Loi
Pour les femmes membres d’un parti politique, il leur est difficile de convaincre le parti de leur candidature pour les élections, c’est-à-dire à les nommer. Des efforts sont, certes, entamés par les Institutions et ONG telles que Gender Links dans la formation des femmes candidates, l’élaboration d’un guide pour les femmes candidates,…dans l’optique d’atteindre en 2015 la campagne 50/50 qui est l’égalité de l’homme et de la femme dans les postes de prises de décision.
« La campagne 50/50 impli­que des mesures législatives. Actuellement, une proposition de loi est déjà remise à la chambre basse pour plus de sensibilité au genre. La campagne 50/50 nécessite également le renforcement de capacité des femmes, l’adoption des quotas volontaires par les partis politiques », a conclu Lantoharitiana Ranoro­malala, administrateur civil, formatrice au sein de Gender Links. Selon elle, l’important est d’avancer dans l’approche genre, même si l’objectif 50/50 ne sera pas encore atteint d’ici 2015.
Michella Raharisoa
Vendredi 31 mai 2013
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par cnfmadagascar Posté dans accueil

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