L’égalité des sexes en politique : encore du chemin à faire pour Madagascar.

La représentation des femmes et des hommes en politique reste déséquilibrée pour le cas malgache. Aux deux chambres parlementaires, les femmes ne représentent que 17, 8% au Congrès de la Transition (CT) et 12,3% au Conseil Supérieur de la Transition (CST). Malgré une augmentation relative des femmes aux instances législatives, ce fait ne doit pas constituer l’arbre qui cache la forêt.

Nombre de femmes en politique non proportionnel à celui de femmes dans la population générale et sortantes de l’enseignement supérieur

En réalité, une représentation des femmes aux instances législatives tournant autour de 15% est peu réjouissante car il y a 53,8% de femmes au niveau de la population adulte globale. L’égalité est donc encore loin d’être acquise au niveau de ces institutions de représentation-même. Si ces inégalités résultent de plusieurs facteurs, certains sont plus structurels que d’autres. La pauvreté ? Oui, mais alors pourquoi est-ce que ce sont les femmes qui souffrent plus que les hommes… La faute à l’éducation qui ferait défaut chez les femmes? L’idée est à nuancer. L’écart entre le nombre de filles et des garçons dans l’enseignement supérieur n’a jamais été aussi énorme que l’écart entre le nombre de femmes et hommes politiques. A titre d’illustration, il y a actuellement 46% d’étudiantes à l’Université contre 54% d’étudiants. Alors d’où vient le mal ?

Les préjugés et stéréotypes culturels restent vivaces            

En raison d’habitudes culturelles comme le manque de culture de parité, la société n’offre pas aux hommes et aux femmes les mêmes chances dès le départ … même si elle fait comme si c’était le cas. A compétence égale, nombre de personnes préfèrent voir un homme plutôt qu’une femme à un poste à responsabilité en raison de préjugés selon lesquels les femmes seraient « naturellement moins douées ». Instaurer des quotas en politique constitue alors un moyen pragmatique de réparer des injustices subtilement entretenues par la société, car la loi se doit de garantir l’égalité de tous les citoyens. C’est dans ce sens qu’EISA, l’UNDEF et CNFM œuvrent de concert pour soutenir l’initiative de légiférer un quota de 30% au niveau des deux chambres parlementaires. En parallèle, EISA poursuit les ateliers de renforcement de capacités de femmes candidates aux législatives qui ont commencé à Antsiranana, Toamasina, Mahajanga, continuent cette semaine à Antananarivo, et continueront dans d’autres villes comme Toliara ou Fianarantsoa.

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par cnfmadagascar Posté dans accueil

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